Méthodes Agrotechniques de Prévention et de Lutte contre le Bupreste Noir (Capnodis tenebrionis L.)
Author(s): гл. ас. д-р Мария Христозова, Институт по овощарство – Пловдив, Селскостопанска академия, София; главен експерт Даниела Ангелова, Институт по овощарство – Пловдив, Селскостопанска академия, София; доц.д-р Мариета Нешева, Институт по овощарство – Пловдив, ССА; гл.експерт Лейда Тодорова, Институт по овощарство – Пловдив, ССА
Date: 12.03.2026
207
Résumé
La lutte contre les ravageurs dans les cultures agricoles implique un ensemble de mesures qui limitent la densité des nuisibles et améliorent l'état phytosanitaire des plantes, conduisant à une augmentation de la quantité et de la qualité de la production.
Le bupreste (*Capnodis tenebrionis*) est l'un des principaux ravageurs des cultures fruitières, responsable de la destruction de milliers de décare de plantations fruitières au fil des ans.
La lutte contre ce ravageur est extrêmement difficile en raison de la résistance des adultes aux insecticides et du mode de vie caché des larves. La résolution de ce problème nécessite l'application d'une série de mesures agrotechniques, ainsi que l'utilisation de produits chimiques et biologiques de protection des plantes.

Photos 1 et 2. Matériel de plantation en culture en conteneur
L'un des principaux modes de propagation du bupreste est le matériel de plantation. Les larves creusent dans la zone du collet ou des racines et passent souvent inaperçues. Lors de l'établissement de nouvelles plantations, un matériel de plantation sain, exempt de maladies et de ravageurs, doit être utilisé (Fig. 1 et 2).
Dans les vergers où les arbres ont séché à cause d'une attaque de ravageurs, ils doivent être arrachés et détruits. Lors du remplacement par de nouveaux arbres, de nouveaux trous doivent être creusés pour y placer les jeunes plants. Il n'est en aucun cas conseillé d'utiliser les anciens trous des arbres arrachés, car une partie du système racinaire reste dans le sol et il s'y trouve souvent des larves de bupreste.

Photos 3 et 4. Espèces hôtes sauvages
Les zones et plantations abandonnées sont une source de maladies et de ravageurs, car aucune protection des plantes n'y est réalisée. Les adultes du bupreste se déplacent souvent des zones non traitées vers les zones traitées, s'y nourrissent et y pondent des œufs, causant par la suite des dégâts importants. Lors de l'établissement de nouvelles plantations, il est nécessaire de choisir des zones où il n'y a pas de vergers fruitiers abandonnés à proximité. La présence de buissons épineux, de poiriers sauvages et d'autres plantes hôtes sauvages ne doit pas être tolérée près des plantations fruitières, car ce sont des hôtes intermédiaires du bupreste (Fig. 3 et 4).
Les premiers signes de la présence d'adultes du bupreste sont des pétioles de feuilles rongés, des feuilles tombées autour de l'arbre et des branches d'un an défeuillées. Dès la détection des premiers adultes dans la plantation, il est recommandé de les collecter mécaniquement.
Un autre signe de la présence du ravageur dans la plantation est constitué par les arbres desséchés attaqués par des scolytes (Fig. 5 et 6). Dans nos études, il a été constaté que le système racinaire de ces arbres contient des larves du bupreste. Les scolytes attaquent les arbres qui se développent mal et souffrent d'un manque d'humidité, exactement le type d'arbres attaqués par le bupreste.

Photos 5 et 6. Dégâts causés par les scolytes
Dans nos recherches menées, il a été établi que le ravageur primaire dans la plantation est le bupreste, et les scolytes sont secondaires. Étant donné que les dégâts causés par le bupreste restent cachés et inaperçus, la lutte est dirigée contre les scolytes, mais les mesures contre eux n'ont aucun effet sur le bupreste. La taille et l'élimination des branches endommagées par les scolytes sont insuffisantes. De tels arbres doivent être enlevés avec leur système racinaire et détruits.
Le travail du sol autour du tronc de l'arbre avec un cultivateur à dents déviantes (Fig. 7 et 8) est une mesure clé pour limiter la densité du ravageur. Le décompactage du sol perturbe les conditions normales de ponte des femelles. De plus, s'il y a déjà des œufs pondus ou des larves nouvellement écloses, le travail du sol en amène une partie à la surface du sol, où elles sèchent le plus souvent ou sont mangées par des prédateurs et des oiseaux. Cette mesure limite non seulement la densité du bupreste mais aussi celle de nombreux autres ravageurs des cultures fruitières (Baspinar et al., 2017).

Photos 7 et 8. Travail du sol avec un cultivateur à dents déviantes
L'irrigation est un élément important dans la culture de toute espèce fruitière. Le bupreste est une espèce thermophile qui préfère un climat sec et chaud. Il a été établi que dans les vergers où il n'y a pas de système d'irrigation installé et où les arbres ne sont pas arrosés, l'attaque du ravageur est nettement plus élevée. Les femelles préfèrent pondre leurs œufs dans des sols secs, et les larves nouvellement écloses se déplacent plus facilement et rapidement vers les racines des arbres (Malagón et al., 1990). Dans les vergers dotés de systèmes d'irrigation installés et arrosés régulièrement, l'attaque est plus faible, car un grand nombre d'œufs pondus dans un sol humide n'éclosent pas. De plus, le mouvement des larves nouvellement écloses vers les racines est entravé.
En raison de la résistance des coléoptères adultes aux agents chimiques utilisés et du mode de vie caché des larves, la lutte contre le ravageur est extrêmement difficile. L'application d'un ensemble de mesures, dont chacune conduit à une limitation de la densité du bupreste, est essentielle pour réduire les dégâts et préserver les vergers fruitiers.
Références :
1. Malagón, J., Garrido, A., Del-Busto, T., & Castaner, M. (1990). Influencia de algunos factores abioticos en la oviposicion de Capnodis tenebrionis (L.) Coleoptera, Buprestidae. Investigación agraria. Producción y protección vegetales, 5(3), 441-446.
2. Baspinar, H., Doll, D., & Rijal, J. (2017). 12 Pest Management in Organic Almond. Handbook of Pest Management in Organic Farming, 328.
3. Berville, P. (1948). The wood-boring beetle problem in Provence.
* L'article fait partie du séminaire : "Science et Pratique en Protection des Plantes", tenu le 19.02.2026 à l'Exposition Agricole Internationale AGRA 2026
![MultipartFile resource [file_data]](/assets/img/articles/заглвна-агро-черна-златка.jpg)